KALDÛN

Automne 2023 

 3 PEUPLES 3 RÉVOLTES 3 CONTINENTS

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1871, après la révolte de Mokrani, le pouvoir colonial français décide la déportation des insurgés kabyles vers la Nouvelle Calédonie dans des bateaux partis du Havre, chargés de communards au nombre desquels on compte l’une des figures majeures de la Commune de Paris, la militante anarchiste et féministe Louise Michel.

Après 150 jours de traversée et 30 928 kilomètres parcourus à fond de cale, certains se sont laissés mourir de faim. À leur arrivée, les Algériens sont logés dans des baraquements et disposent d’une salle commune destinée aux prières. Les contacts entre Français et Algériens sont interdits, de même qu’on leur interdit de donner des prénoms arabo-musulmans à leurs enfants.

1878, pendant la révolte kanak, les déportés sont utilisés par l’administration coloniale pour mater l’insurrection qui verra la mort du leader indépendantiste Ataï, dont la tête est exposée au Musée de la Société́ d’Anthropologie de Paris.

Louise Michel écrira « ...Ataï lui-même fut frappé par un traitre. Que partout les traitres soient maudits ! ... »

1880, alors que les Communards bénéficient d’une amnistie, les Kabyles du Pacifique, pour la plupart, finiront leur vie en Nouvelle-Calédonie dans l’attente de la leur.